La ref cam
Mon avis sur la « ref cam »
Ce week-end, lors du match de rugby opposant le Stade Français à Toulon, Canal+ a innové dans le traitement audiovisuel du sport. A été utilisée pour la première fois en France la « ref cam ». Il s’agit d’une camera fixée sur la tête de l’arbitre pour être « au cœur du jeu ».
Voici mon ressenti après cette expérience.
Les points négatifs : je ne vous cache pas qu’il y en a beaucoup. Le réalisateur a fait une erreur selon moi : les switchs incessants en temps réel donnent l’impression de regarder un match de rugby avec un taux d’alcoolémie suggérant que nous sommes au bord du coma éthylique. Il y a aussi le fait que l’arbitre regarde une action sans bouger la tête mais juste les yeux ; donc, si le réalisateur n’analyse pas les images avant de les diffuser, cela offre un plan mal cadré comme sur une mêlée présentée par un gros plan sur la pelouse.
Les points positifs : si le réalisateur se sert des images comme il se sert d’un ralenti ou d’une « loupe », c’est-à-dire comme pour la confirmation d’une action qui est déjà passée, la « ref cam » trouve une réelle utilité. Il y a eu deux exemples dans ce match : le premier pour la confirmation d’un drop et le second sur l’essai du RCT.
En conclusion, je dirais que la « ref cam » a un avenir. Et je pense qu’avec le temps cela peut apporter un réel plus.
Le retour du French Flair avec le retour d’Adidas
Le 1er juillet, Adidas est redevenu l’équipementier de l’équipe de France de rugby pour les 6 prochaines années. Redevenu car la marque allemande aux 3 bandes a habillé le XV de France de 1987 à 1997.
Depuis l’annonce du retour d’Adidas en tant qu’équipementier, les supporters de l’équipe de France étaient impatients de voir ce maillot. Beaucoup se demandait si Adidas allait tout de suite révolutionner le maillot pour faire oublier Nike et les 15 dernières années passées à coté des bleus.
Des premières réponses sont apparues sur internet et sur les réseaux sociaux le 3 juillet quand Adidas a dévoilé sa nouvelle gamme sportwear.
Puis dans un second temps, l’ex-joueur de Biarritz, Jean Baptiste Gobelet, diffusa sur son Facebook et Twitter le nouveau maillot de l’équipe de France à sept : https://twitter.com/JbGobelet/status/220489111738392576
À ce moment là, beaucoup de supporter se demandait si le maillot de l’équipe de France à sept était le même que celui du XV.
Le maillot tant attendu fut dévoilé le 9 juillet par Adidas via une vidéo :
Adidas a choisi de retrouver le « French Flair » et le bleu roi traditionnel du XV de France qui le différencie de son prédécesseur.
Dans le col, les mots et valeurs « passion, engagement, respect, innovation » ont été marqués pour qu’ils soient incrustés à chaque instant dans chaque joueur.
Ce maillot qui a été présenté aujourd’hui au magasin Adidas des champs Elysées avec les 3 joueurs du XV de France et du Racing Fabrice Estebanez, Maxime Machenaud et Dimitri Szarzewski est très beau, sobre et classe.
Le maillot est aujourd’hui disponible dans les magasins Adidas et FFR, puis, à partir du 16 juillet, dans tous les réseaux de distribution spécialiséset le 14 juillet à l’Adidas store .
Il existe 2 maillots différents :
Maillot Replica : 80€
Maillot Authentic : 120€
Le prochain rendez-vous du XV de France est le 10 novembre au Stade de France et c’est à cette occasion qu’ils arboreront leur nouveau maillot contre l’Australie.
En voici quelques photos et vidéos :
Making-of :
L’avis de Teddy Riner :
L’avis de Laura Flessel :
Auteur de l’article : Tatamirugby, son twitter ici
Gilles Simon : bonne question, mauvaise réponse.
Pour rappel, il estime que les primes reversées aux joueurs lors des tournois du Grand Chelem ne devraient pas respecter une stricte égalité entre les hommes et les femmes dès lors que les premiers sont à l’origine de la grande majorité des recettes commerciales et de billetterie.
Le bon diagnostic
Qu’on soit d’accord avec Gilles Simon ou qu’on ne le soit pas, force est de constater que son diagnostic est indiscutable. Il est indéniable qu’en matière de tennis, les hommes attirent bien davantage les sponsors, les spectateurs et les médias que les femmes.
Les chiffres ne mentent pas : l’écrasante majorité de la couverture médiatique du tennis fait la part belle au tennis masculin. On compte davantage d’articles sur les seuls Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic que sur le tennis féminin dans son ensemble.
De surcroît, la plupart des matchs diffusés à la télé sont ceux des tournois masculins (le montant des droits TV correspondants s’en ressent d’ailleurs fortement).
De surcroît, les contrats de sponsoring signés par le top 100 ATP et le top 100 WTA ou par les tournois masculins et les tournois féminins sont sans commune mesure. C’est d’ailleurs pour sauver financièrement le tournoi féminin de Rome qu’il a été déplacé la même semaine que le tournoi masculin (certains matchs de fin de semaine ne réunissaient pas plus de vingt spectateurs).
Enfin, les prix des billets et les affluences entre le tennis masculin et le tennis féminin sont eux aussi particulièrement différents.
Pour expliquer ces écarts, Gilles Simon a encore une fois raison. Le tennis masculin va plus vite, cogne plus fort. Pour la majorité des spectateurs, c’est beaucoup plus spectaculaire.
De surcroît, le tennis féminin souffre actuellement de deux maux.
D’une part, il lui manque de grandes personnalités charismatiques qui restent longtemps et avec régularité au plus haut niveau. Depuis Justine Hénin, Serena Williams et Kim Clijsters, c’est un peu le désert en la matière ; même si le retour de Maria Sharapova au plus haut niveau est une bonne nouvelle. Par comparaison, le Big Three masculin actuel s’inscrit dans la durée : très charismatiques pour des caractéristiques différentes, ces trois joueurs monopolisent le feu des projecteurs. Les amoureux du tennis sont tous pris dans ce combat des chefs et s’identifient à l’un de ces joueurs. Les matchs entre eux sont souvent légendaires et marquent les esprits. Le dénigrement systématique de Dinara Safina, Jelena Jankovic ou surtout Carolina Wozniacki, longtemps numéro 1, pour leurs contre-performances en Grand Chelem en est symptomatique. La majorité du public ne regarde que les Grands Chelems et n’accorde que peu de valeur au jeu besogneux mais régulier de joueuses qui sont d’abord des athlètes capables de très bien défendre.
D’autre part, le tennis féminin, en raison d’un déficit de puissance, est beaucoup moins linéaire. Pour compenser ce déficit physique, les joueuses ont développé une formidable science tactique et du retour de service. En tant qu’ancien joueur intensif de tennis, je me délecte de ces combats tactiques et psychologiques en cours de match ; mais il faut bien reconnaître que la majorité des spectateurs s’ennuient ou se perdent dans ces matchs incohérents en apparence. Ces bras de fer tactiques ont deux conséquences qui déplaisent aux spectateurs : de très nombreux breaks et surtout des duels psychologiques qui conduisent souvent l’une des joueuses à craquer mentalement. On a davantage vu de finales de Grand Chelem à sens unique (on peut penser à Anastasia Myskina – Elena Dementieva) qu’aussi épiques qu’un Roger Federer – Rafael Nadal à Wimbledon (même si certains matchs comme Jennifer Capriati – Kim Clijsters font partie de la légende du tennis).
Pour ces deux motifs, le diagnostic de Gilles Simon est incontestable.
Une mauvaise réponse à une question pourtant légitime.
Une fois ce constat dressé, il doit légitimement se poser la question suivante : doit-on indexer les rémunérations des acteurs du tennis sur les recettes et le spectacle qu’ils produisent ? Plus prosaïquement, le tennis est-il avant tout une entreprise commerciale ?
Et, à cette question, chacun est en droit d’avoir une réponse différente. A mon sens, celle de Gilles Simon est erronée. Le tennis est un sport ; le sport véhicule des valeurs et a un devoir d’exemplarité. Comment exiger de toutes les entreprises commerciales la parité salariale si le sport – où normalement les valeurs d’égalité, de partage et de parité s’expriment à leur paroxysme – en prend le contrepied ?
On est d’autant plus en droit de se poser la question concernant les Grands Chelems que ceux-ci drainent des sommes très conséquentes censées permettre aux joueuses et joueurs de financer la participation à des tournois de moindre envergure. Quand on sait l’importance d’une prime d’élimination au deuxième tour de Roland-Garros pour un Français naviguant autour de la 150ème place mondiale, on imagine bien combien cela serait encore plus compliqué pour une joueuse française de classement équivalent pour se déplacer à des challengers européens. Sans cet apport financier, impossible à certains talents aux recettes commerciales insuffisantes d’aller chercher les points ATP ou WTA nécessaires pour percer au plus haut niveau dans les tableaux des gros tournois.
A mon sens, donc, cette péréquation financière est souhaitable. Certes, les joueuses sont moins « bankables » et leur tennis attire moins les foules, mais le sport doit montrer l’exemple de la parité salariale.
Le ras-le-bol de l’hypocrisie et du politiquement correct.
Une fois cet avis exposé, je souhaite brièvement pousser un coup de gueule. Cette affaire a révélé la profonde hypocrisie de certains acteurs et l’exaspérante bienpensance politiquement correcte des autres.
On le sait : la très grande majorité du vestiaire du tennis masculin soutient la même opinion que celle de Gilles Simon. Pourtant, comme sur la question de la surcharge du calendrier avec Rafael Nadal, personne n’a le courage de ses idées et n’ose monter en première ligne pour assumer sa position. Pousser leur représentant au conseil des joueurs à soutenir une mesure qu’ils savent impopulaire sans manifester un quelconque soutien quand la tempête médiatique se déchaîne, c’est de la lâcheté.
Pourquoi cette absence de soutien ? Pourquoi cette hypocrisie généralisée ? Simplement parce que la bienpensance générale interdit ce genre de débat. Osons évoquer les questions de parité et les accusations de sexisme fleurissent. Pourtant, la meilleure façon de régler cette question larvée est bien de l’aborder sans retenue ni hypocrisie. Que les défenseurs de la parité salariale, dont je fais partie, donnent leurs arguments au lieu de stigmatiser leurs contradicteurs.
Cette mauvaise foi s’exprime d’autant plus dans la sphère médiatique. Combien de journaux et médias vivant du tennis masculin ont lâchement laissé Gilles Simon dans l’arène des fauves ? Ces journaux qui parlent à 95% de tennis masculin (sauf pour faire un article fashion sur les photos de Maria Sharapova en bikini) et ces médias qui diffusent en priorité les matchs masculins alimentent gratuitement cette polémique tout en se gardant bien de montrer la moindre convergence avec Gilles Simon. Ce n’est pas leur devoir de se prononcer à tout prix sur la parité salariale. En revanche, c’est leur devoir de préciser que Gilles Simon n’est pas le seul à porter cette opinion. C’est leur devoir de confirmer que le diagnostic de Gilles Simon est le bon. Le débat se situe bien en aval, sur la question du rapport entre le sport de haut niveau et les valeurs qu’il peut ou doit véhiculer. Hélas, la bienpensance veut que l’on nie la réalité et que l’on stigmatise le débat. Pauvres de nous.
Les mauvaises réponses entendues dernièrement.
Pour conclure, je souhaite brièvement répondre aux arguments ineptes opposés à Gilles Simon.
On a d’abord entendu Maria Sharapova et Serena Williams expliquer que Maria Sharapova fait davantage recette que Gilles Simon. D’une part, c’est inexact si l’on tient compte des droits télé, des recettes billetterie générales… D’autre part, cela montre bien qu’une grande part de l’attractivité du tennis féminin est dû au marketing fondé sur le physique des joueuses. Si l’on mesure le ratio performance sportive / couverture médiatique, il est manifeste que l’on entend bien davantage parler d’Anna Kournikova, de Maria Kirilenko ou d’Ana Ivanovic que de Samantha Stosur, Svetlana Kuznetsova ou Agniezka Radwanska. Si Maria Sharapova attire davantage que d’autres joueuses aux résultats sportifs équivalents, ce n’est pas pour sa technique de déplacement sur terre battue ni pour sa classe auditive lors de l’échange. J’aime beaucoup Maria Sharapova et Serena Williams, mais leur objection est aussi inexacte que maladroite.
A l’argument de Gilles Simon selon lequel les matchs de tennis masculins durent plus longtemps et produisent donc davantage de recettes, certaines joueuses ont opposé que les joueurs n’avaient qu’à jouer les Grands Chelems eux aussi en trois sets gagnants. Réponse aussi inepte que de demander aux joueuses de jouer en trois sets gagnants pour obtenir les mêmes primes en fin de tournoi.
Enfin, le pire argument que j’ai pu lire, et dont j’ai déjà un peu parlé, est celui de l’accusation de sexisme. Comme souvent, quand il s’agit de rétorquer n’importe quoi, Cécile Duflol, pardon, Marion Bartoli est bien présente. Son argumentation : Gilles Simon est un sexiste, si on interdisait le tennis aux joueuses, il en serait ravi. C’est personnaliser un débat général, c’est attaquer ad hominem le porte-parole d’une question qui manifestement se pose et c’est fuir un débat de fond qui mérite, légitimement, une contradiction constructive.
Ma position est donc très simple : Gilles Simon a posé, malgré lui, une question légitime sur la vocation commerciale ou sociétale du sport de haut niveau à partir d’un diagnostic concret irréfutable. Il est nécessaire que ce débat soit abordé de façon constructive. Et j’espère qu’on en conclura, définitivement et sans rancœur, que les valeurs portées par le sport de haut niveau doivent avoir raison des velléités commerciales de ceux qui gravitent autour. Refuser ou stigmatiser le débat, ce n’est rien de plus que le reporter et en radicaliser les contradicteurs.
Le blog de pierre B ici
Le Twitter pour en débattre avec lui ici
Le sportif c’était mieux avant.
Cher ami sportif,
je me demande depuis quelques jours quelle guêpe t’a piqué. Je me souviens d’une époque où Dugarry, très contesté en équipe de France, tirait la langue à la tribune de presse. C’était bon enfant ; une sorte de nique à la profession. Mais là, je ne comprends plus ton attitude d’enfant gâté.
Nasri a ouvert le bal avec le « Ferme ta gueule », justifié, selon lui, par les critiques sur son jeu. Sache que si tu ne veux plus recevoir de critiques sur ton jeu, tu n’as qu’à arrêter le football.
Après, ce furent les basketteurs de Chalon-sur-Saône (explication ici) qui, mécontents d’un papier, ont sorti une banderole reprenant cet article en XXL.
Pour finir, il y a la réaction de l’équipe du Portugal, qui a boycotté la presse après sa qualification contre les Pays-Bas.
Dieu sait que je suis le premier à taper sur les journalistes lorsque leurs critiques touchent à l’extra-sportif, lorsque leurs questions en conférence de presse sont pitoyables : « Marc, tu penses toujours à être champion du monde ? » – « Ben non, on va juste faire du surf, bronzer et du shopping c….. » ou lorsqu’un certain Vincent C. de M6, pour la blague, explique que si le salaire de Gignac est cher, c’est au poids…. Mais, ami sportif, quand il s’agit de ton jeu ou de ta forme du moment, en quoi les journalistes n’auraient-ils pas le droit d’émettre un avis ? Si tu ne veux pas les lire, abonne-toi au magazine OUI-OUI au pays des Bisounours. Là, tu ne liras rien de critique à ton encontre.
Cordialement un auditeur et lecteur de journalistes sportifs.
Le sport a la TV ce luxe.
Avec l’arrivée de BeInSport, tout le PAS (Paysage Audiovisuel Sportif) a été chamboulé. Il faut savoir que si on aime le sport, l’abonnement à BeInSport est quasi-obligatoire (et je ne suis pas payé pour dire ça), dès lors que B.S. détient les droits d’une partie du football (L1, LDC et l’EURO dans son intégralité), de la LDC de Hand (et ce n’est qu’un début car le Paris Handball appartient désormais à Q.S.I. qui est le propriétaire de B.S.), le Rugby à XIII, les deux tests match Argentine-France en Rugby à XV…
Le groupe Canal, lui, détient les droits de certains G.C. de tennis, l’autre partie du foot, les championnats de France de Rugby, de Handball et de Basket.
Donc pour me faire du mal, j’ai fait le calcul de combien je devrais payer par mois pour avoir à accès à tous les sports :
- Canal + : 40 euros ;
- Canalsat (Eurosport, Sport + et les chaines d’informations) : 30 euros ;
- Option multi-écrans de Canal + (pour suivre deux compétitions en même temps) : 5 euros ;
- BeInSport : 11 euros ;
- Rugby + et Foot + : 8 euros.
En ajoutant, le coût de location du décodeur, on arrive à 100 euros.
Voila ce que je devrais payer à partir du mois d’août. Si je n’étais pas en colocation et que je ne partageais pas les frais de Canal+ et Canalsat, je ne pourrais me payer ce luxe de regarder tout le sport à la TV.
Donc, oui, l’amateur de sport est devenu une vache à lait ou alors un adepte du streaming, qui n’est pas toujours de bonne qualité.
Et pour finir je dirai que nous sommes les seules victimes de cette guerre des droits.
Mon bilan Roland Garros
Voilà, Roland Garros 2012, c’est fini. Voici ce que je retiens de cette édition
Le Tableau Femmes : après les défaites des sœurs Williams, le champ était libre pour Maria (« épouse-moi, toi aussi, un peu ») Sharapova ; et elle ne se fit pas prier pour assumer son rôle de favorite. J’espère que la belle Maria restera première mondiale longtemps ; le tennis féminin a besoin de stabilité et d’une vraie patronne depuis le départ de Fabrice Santoro.
Les Françaises : capables du meilleur comme Virginie Razzano et du pire à l’instar de Marion Bartoli ou Alizé Cornet … En fait, hormis Mathilde Johansson, aucune n’a vraiment tiré son épingle du jeu. Oui Virginie Razzano a réalisé un exploit en sortant Serena Williams, mais derrière ? Rien. Le néant. Une défaite contre la 71ème mondiale en deux sets secs. Concrètement, la meilleure Francaise de cette quinzaine fut incontestablement Tatiana Golovin (« veux-tu m’épouser un peu ? »). A noter qu’aucune Bleue ne sera aux Jeux Olympiques.
Le Tableau Hommes : bon…, quelle surprise !! Rafael Nadal a gagné son septième Roland Garros en 8 participations. Même Novak Djokovic a semblé impuissant face au jeu de l’Espangol. Roger Federer et Andy Murray m’ont semblé en-dessous de leur niveau réel dans ce tournoi ; David Ferrer et Nicolas Almagro, eux, sont juste tombés sur un Rafael Nadal intouchable.
Les Français : Jo-Wilfried Tsonga, tu as eu des balles de match contre Novak Djokovic. Et là, on voit que le tennis tient à peu de choses. Paul-Henri Mathieu, ha mon PHM, tu reviens d’outre-tombe et tu tapes Isner ; tu as été magique et je suis sûr que, sous peu, tu seras dans le top 20. Je ne parlerai pas de Richard Gasquet ni de Gilles Simon pour éviter le sujet du syndrome français.
La fausse note de la quinzaine : le court rose pour le tournoi des légendes féminines. Pas plus cliché que ça !!! Je propose les gants Mappa en sponsor l’année prochaine.
Les 10 raisons d’encourager Gasquet à Roland-Garros
1. Quand tu t’appelles Richard, tu mérites bien un peu de compassion.
2. Quand tu as ton père sur le dos depuis ta naissance, ça ne doit pas être facile tous les jours.
3. Parce qu’il a le plus beau revers, après Federer.
4. Pour éviter que Nelson Monfort lui dise : "Alors Richard, pas déçu d’avoir perdu ?".
5. Parce que le dernier Français à avoir gagné Roland-Garros nous les brise depuis 1983 à donner son avis sur tout.
6. Pour faire taire les gens comme moi qui disent qu’il a le mental d’une huitre ouverte depuis trois jours.
7. Parce que Nadal, Federer, Djokovic, Nadal, Federer, Del Potro, Djokovic, Federer, Nadal, Djokovic, ça commence à être lassant en G.C.
8. Pour qu’il pécho Tatiana Golovin.
9. Pour que Mauresmo ne lui donne jamais de conseil pour gagner Roland-Garros.
10. Et pour finir, la dernière fois qu’on lui a dit "On partage ?", contrairement à Tsonga, ça ne lui a pas rapporté de l’argent mais deux mois et demi de suspension.









